Victor & Polux
Soixante ans, un sac à dos râpé rempli d'histoires, et Polux, mon fidèle compagnon félin. Depuis quatre décennies, je dévore le monde une frontière à la fois.
Quarante ans de frontières
J'ai commencé à voyager à l'âge où l'on croit encore que le monde tient dans un guide. Quarante ans plus tard, j'ai surtout appris ce qu'aucun guide n'écrit : qu'un train raté vaut souvent mieux qu'un train pris, qu'on mange toujours mieux là où le menu n'est pas traduit, et que la frontière la plus difficile à passer est celle de son propre canapé.
Polux, chat de bord
Polux m'a adopté il y a quelques années — c'est dans ce sens-là que ça s'est passé, n'insistez pas. Depuis, il supervise les départs, inspecte les sacs et juge mes itinéraires avec le flegme d'un vieux capitaine. C'est le seul compagnon de route qui ne se plaint jamais du programme, à condition que le programme prévoie des siestes.
Pourquoi ce carnet
Écrire ici, c'est pour moi une manière de capturer l'éphémère et d'offrir une fenêtre sur l'ailleurs. Chaque destination commence par son relevé — coordonnées, saison, budget — parce que quarante ans de route m'ont rendu maniaque sur un point : un lieu sans position n'existe pas. Pour le reste, je suis parfois rêveur, souvent sarcastique, mais toujours sincère. Bienvenue dans mon univers sans attaches.
Une erreur de carte, un mot à me passer ? Écrivez-moi — Polux lit le courrier en premier.
✛ Quelque part sur Terre — Victor & Polux.